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Surexcitation urbaine entre 2 avions
Surexcitation urbaine entre 2 avions
Un besoin irrépressible et urgent de rejoindre ma douce France cet été, et me voilà toute seule sans mes hommes, avec en poche ma liasse de billets d'avion et mes multiples visas, puisque le trajet d'avion Sydney-Paris le moins cher passe par le Vietnam, pays encore peu organisé pour le tourisme.
Première étape douloureuse : se morfondre dans l'aéroport d'Hô Chi Minh ville, entre une boutique de déglutis séchés immondes (ils espèrent vraiment qu'on va ramener ça comme souvenir de leur pays ?!), l'autre de bijoux d'une banalité à pleurer, et comble de l'horreur deux énormes télés impossibles à éviter où défilent des soaps japonais, dans lesquels la beauté des costumes traditionnels ne permet pas de passer outre le doublage des voix atrocement décalé en vietnamien.
Résultat des étapes précédentes : j'arrive à Hanoï avec une seule idée en tête : DORMIR !! Mais la route vers la chambre d'hôtel- que la compagnie Vietnam Airlines offre pour compenser les 10 heures de voyage supplémentaire par rapport à une companie plus habituée aux touristes - me fait changer d'avis. A peine à 1 km de l'aéroport surgit la campagne. Les rizières bordent la route de chaque côté, des paysans les arpentent avec leur chapeau de paille conique typique, et au loin des rizières, de curieuses habitations pittoresques, tels des bâtiments bigarrés, dont la largeur me paraît curieusement réduite comparée à leur hauteur. De ci de là aussi, d'anciens bâtiments de type coloniaux, là encore d'une largeur curieusement réduite. Le chauffeur de taxi use du klaxon à outrance, furieux que les nuages de vélos et de mobylettes raccourcissent la largeur de la voie. Chaque mobylette véhicule jusqu'à 3 personnes, la majorité sans casque, à commencer par les enfants... Au bout d'une bonne vingtaine de minutes, nous retrouvons la ville, dense, mais où la hauteur des buildings reste à taille humaine.
L'hôtel se situe en plein centre ville. Je pars me promener avec Robert, un Sydneysider sympathique, qui a lui aussi ses quelques heures à tuer avant l'avion. Nous visitons le temple situé au milieu du lac, assez joli, mais la saleté du lac affadit la beauté du site.
Déambulation dans les petites rues commerçantes aux trottoirs rikiki,passage obligatoire par le bar australien d'Hanoï, visite des boutiques de vêtements en soie et des reproductions de peintures célébres. La qualité n'y est pas souvent, mais j'ai quand même failli repartir avec un "Klimt", malheureusement trop encombrant pour l'avion.
La chaleur, les traversées suicidaires de routes au milieu des mobylettes qui semblent ne jamais s'arrêter, la surabondance d'objets et de gens nous épuisent, et nous cherchons une rue plus calme pour manger. Je découvre avec amusement pendant le repas que Robert vit avec un français, qu'Antoine, pour qui je travaille depuis quelques mois, connaît très bien, comme le monde est petit !!
Mon deuxième passage à Hanoï, sur le retour de France, sera plus furtif. Il me laissera malheureusement déjà trop de temps pour établir une topographie précise de l'aéroport d'Hanoï.
Donc premier étage : aéroport international, ne pas y aller si vous prenez un vol pour Paris (logique)
RDC au fond à gauche : "domestic chek-in", où je dois donc m'enregistrer (le Vietnam est redevenu français ou quoi ??!!)
RDC centre : la douane, charmante, qui vous laisse patienter dans la longue file d'attente, avant de vous annoncer qu'il faut d'abord règler la taxe d'aéroport (que vous avez bien sûr déjà payée lors de l'achat du billet d'avion), d'où...
RDC milieu gauche : guichet où payer le backchich...en cash bien sûr, dongs ou mieux encore dollars verts...d'où...
Sous-sol au fond bureau de change (mon Dieu bénissez mes derniers miraculeux 20 dollars australiens),
de nouveau RDC milieu gauche, etc, etc.
et tout cela dans la quasi certitude de rater mon avion qui était censé partir 25 minutes après mon débarquement dans l'aéroport d'Hanoï, vu qu'aucune annonce en anglais n'avait été diffusée pour expliquer que suite au retard de notre correspondance, les vols internationaux avaient aussi été retardés !
Malgré tout cher Vietnam, je ne te tiens pas rigueur, et je suis pressée de revenir dans tes campagnes verdoyantes, avant que tout ne soit simple et facile dans tes aéroports, ce qui voudra dire que l'occident t'aura déjà un peu trop rattrapé...
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