4 mois à la découverte de l'Australie
New South Wales
Queensland
Northern Territory
South Australia
Victoria

2008
Nouvelle Angleterre
Regretté Pajero
Plage déserte
Sydney Centre
Merciiiiiiiiiii
Welcome back
Courage lisons
April To Do List
La mode est morte
Nous avons vu JJG
Humour français
Finie la fête
Soyez pas rats

2007
Sapin de Noël australien
Maman anglosaxonne
Plagiat
Gastronomie allemande
Du pragmatisme que diable
Ecologie chez les Ozies
Vive la cantine
Au pied du mur
Le bâton sans la carotte
Bretagne chérie
So french rentrée
Les provençaux au volant
Vie de dingue
Piscine sans complexe
Bilan après un an
Ovni
Nos amies les chauve-souris
Cook et Napoléon
Anglicismes
Concours scolaire à 10 ans
Enfances volées
Convivialité provençale
La force cachée des koalas
J'men foutisme français
Rome, l'Histoire à ciel ouvert
Journée de femme ordinaire
Pas si sweet home !!

2006
France vs Oz

2005
Citoyens d'Australie
Hanoï Vietnam
Tamworth, Waterfalls Way
Canberra
Fidji - Musket Cove
Sydney pendant l'été
Les Rois Fainéants
Le Reptile Parc
The Basin Pittwater Bay

2004
Halloween
Sydney NE Fireworks
En Dériveur
Mimosa 2 à Sydney
Blue Mountains en 4X4
Nippers à Dee Why
Seal Rocks

2003
Pittwater Bay en voilier
Kangaroo Island
Halloween
Blue Mountains Jenola Caves
Canberra - Thredbo

Rechercher Articles




Connexion
Nom de connexion

Mot de passe

Remember Me



Visitors

Currently 5 anonymous souls are browsing this site.


Accueil Albums photos Articles Rechercher Nos sites préférés F.A.Q Forums Nous contacter

2009
Pas d'item de menu dans ce menu.

Ads

Nos amies les chauve-souris

Blue tongue
10 Juin 2007
Je m'étais habituée à notre ménagerie improvisée à Sydney.

Il y avait d'abord notre pote le scinque à langue bleue. Première rencontre plutôt impressionnante. Comme Monsieur m'a d'abord uniquement présenté sa tête -genre serpent- et sa langue bleue -genre si je te touche avec, je te transforme en schtroumpf-,je n'ai pas cherché à prolonger longtemps notre premier rendez-vous.
Ensuite, comme ce lézard est plutôt de bonne composition, et de surcroît tolérant avec les langues roses, il a accepté de garder le dessous de la maison pour lui et nous laisser l'étage.

Nous avons vite rencontré les oppossums bien sûr. Ce sont un peu les chats de Sydney, en plus exotique. Comme ils n'ont jamais été chassés par l'homme, ils se montrent peu sauvages, et remportent la palme de l'indiscrétion. Style éléphant dans un magasin de porcelaines quand ils bougent dans les eucalyptus en pensant que vous n'allez pas les voir (surtout si vous êtes en plein hiver et qu'il reste 3 feuilles dans l'eucalyptus !).
Petite mention spéciale attendrie au petit oppossum marron avec une bande blanche sur le ventre et du blanc sur le museau, qui tenait dans 2 de nos mains...Je ne sais pas qui des enfants ou de moi était le plus charmé de le nourrir de fruits rapportés de la cuisine.

L'européen débarquant à Sydney demeure surpris devant tous les perroquets aux couleurs éclatantes
Notre jardin était "fleuri" de lorriquets multicolores, de "galahs" (cacatoès) roses et de cacatoès blancs à la crête jaune, et même une fois d'aras à la longue queue de plumes bleues et rouges (vous savez ceux qu'on voit côte à côte dans les voilières au zoo avec un pincement au coeur, et en se disant "au moins ils sont moins malheureux que s'ils étaient emprisonnés tout seul").
Toujours dans notre jardin, à 2 pas de la rue, j'avoue avoir eu un peu de difficultés à passer au crépuscule devant une magnifique chouette chevêche qui me fixait de son regard figé, du haut de la proue de notre petit voilier. Je défie quiconque qui n'a jamais regardé dans les yeux, d'autre yeux dix fois plus grands, à la pupille ultra dilatée et qui ne cillent pas d'une plume, de parvenir à retenir un petit frisson mêlé d'admiration et d'appréhension.

A Sydney, la nature existe et le laisse entendre : piaillements assourdissants des lorriquets à la tombée de la nuit, croassements railleurs des cacatoès qui disputent le prix du cri le plus désagréable à l'oreille avec celui du cochon qu'on égorge, rires gouailleurs et simiesques des kookaburras, fonds sonore nocturne estival de coassements tropicaux des grenouilles que vous ne parviendrez pourtant pas à voir, poursuites d'oppossums sur les toits...

L'Australien contemporain adore la nature et la respecte. Depuis tout petit. Une après-midi où j'allais chercher les enfants à l'école, je tombe en admiration devant une araignée de la croix de Saint André (Saint Andrew's cross spider), une belle araigné noire à rayures jaunes, qui avait tissé une énorme toile sur le balcon en face de la classe de Baptiste. Et je souris de toutes mes dents devant la feuille A4 collée sur le pilier à 20 cms du centre de la toile où elle trônait, et où une main enfantine avait écrit : "Please don't kill her !" "S'il vous plaît ne la tuez-pas !".

Quand je suis revenue en France, je ne voyais plus d'hirondelles raser le sol pour annoncer la pluie. Il paraît même que des campagnes d'information sont lancées pour empêcher les gens de détruire les nids d'hirondelle et essayer d'enrayer leur disparation. Les coquelicots ne sont quasiment plus survolés par des papillons. Et où sont donc passé les "bêtes à bon dieu ?!"
Je me demande si LE seul chevreuil que j'ai vu en 18 ans traverser la rue qui coupe le bois près de mon village a réussi à créer puis à élever sa descendance.

A part ça il y a en France toujours autant de chiens dégénérés et de leurs crottes sur les trottoirs. En Australie, les chats sont extrêmement mal vus, car ils détruisent la faune locale. Il y en a de ce fait d'ailleurs très peu, comparé à la France.

Aussi aujourd'hui quel soulagement et quel baume au coeur de découvrir derrière le volet de la porte-fenêtre de notre cuisine une nichée de chauve-souris minuscules ! Bien nous a pris d'avoir la flemme de fermer le battant depuis des semaines. Le volet est devenu un havre de paix pour elles, et elles ne semblent pas du tout dérangées par le fait que nous mangions à 2 cms de leur couche.

Elles nous rappellent leurs conseurs australiennes et les colonies de "flying foxes" du Botanic Park, qui s'envolent en colonnes à la tombée de la nuit pour gagner Darling Harbour. Le touriste peu aux faits, les prend en général la première soirée pour des oiseaux.
Chez nous en Provence, dès qu'une des chauve-souris donne le signal pour aller chercher la pitance à la tombée de la nuit, toutes les autres suivent aussi une par une, et nous assistons avec nostalgie au rituel de leur envol nocturne.

Longue vie à nos amies les chauve-souris, on viendra vous faire coucou demain au réveil, mais sans vous déranger, promis !
Article Manager module by by George! Software.

Commentaires - Faire un commentaire
Les commentaires sont réalisés par le visiteurs de ce site. Les propos tenus dans ces commentaires ne relèvent pas de notre responsabilité.