Recherche d'or et de saphirs dans le New South Wales
A l'aventure ! Sonia et Christopher nous ont prêté le matériel de l'orpailleur parfait, il ne nous reste plus qu'à devenir riches ! Direction le Nord du New South Wales où toutes les rivières du triangle Inverell-Glenn Innes-Armidale sont potentiellement receleuses soit d'or, soit de saphirs, soit de zircons, et la liste ne s'arrête pas là. 60% des saphirs bleus du monde sont toujours trouvés dans cette région aujourd'hui.
Uralla (Avant d'arriver à Armidale )
Bien avant d'arriver à Glen Innes, nous traversons le tout petit village d'Urulla et sommes attirés par un panneau " Fossicking area "à 4 kms, ah ah, direction gauche toute. Nous arrivons au bord d'une rivière, nous sommes tout seuls dans ce cadre champêtre et idyllique, mais comme janvier est la haute saison touristique, spécialement pour les habitants de Sydney qui évitent la foule de décembre, nous sommes rejoints par une autre famille dans l'après midi, bon on se serrera un peu sur cet hectare réservé à nos débuts d'orpailleurs. Je suis déjà ravie par le cadre en lui même, et notre pique nique tranquille au bord de la rivière, après un début de journée particulièrement mouvementée. Nous avons fui (le mot fuir est vraiment plus qu'approprié) le camping à 7 heures du matin après des pluies torrentielles, en laissant derrière nous les tentes remplies d'eau, et notre bâche censée nous protèger du soleil brûlant la veille, lamentablement froissée et boueuse par terre. Nous avions été malgré tout chanceux de tenir jusqu'à 7 heures du matin dans les tentes grâce à un ange gardien qui nous a plantés dans la nuit 2 énormes piquets pour que notre bâche tienne debout le plus longtemps possible. Dans mon sommeil vraiment intermittent, je m'étais demandée quels étaient les inconscients qui montaient une tente dans la nuit sous les éclairs et une pluie battante ! Le bruit des éléments naturels était tellement assourdissant que je ne rendais pas compte que quelqu'un plantait des piquets...sur notre propre tente ! Finalement, après rangement du chaos de la voiture sous un auvent de magasin dans une zone commerciale, petit déjeuner au Mac Do, et achat d'un K Way (impossible d'en trouver plus d'un, ça n'est pas un article très commun à Sydney déjà, alors à Tamworth...), nous avions pu remballer notre matériel détrempé dans de gros sacs poubelles et rouler vers un meilleur destin, et quel destin ! Je n'en reviens pas : l'or brille au fonds de la rivière, il y en a partout, nous ne pensions pas qu'il serait visible comme cela. Mais ne connaissant pas la technique d'utilisation de la "Gold Pan" et des tamis,nous sommes très lents dans notre ramassage à la main et à la pince à épiler, et finissons avec seulement quelques paillettes au bout d'une bonne heure, ce qui suffit pour contenter les enfants, et les motiver pour chercher des saphirs le lendemain. A la poursuite du saphir bleu, à Glen Innes Nuit encore mouvementée, où nous avons essuyé une queue du cyclone tropical Kerry , et si je vous le dis comme ça tranquillement en passant, c'est parce que nous étions bien au chaud dans une cabine. Chaud au point d'ailleurs de mettre le radiateur le soir, en plein été. Vous avais-je précisé que la région dans laquelle nous nous trouvons actuellement s'appelle la Nouvelle Angleterre, je me demande où ils ont été chercher pareille inspiration ??!! J'avais même trouvé parfaitement normal d'acheter dans la journée un pull en laine de mouton du coin, au festival du mouton et de la pomme de terre d'un village dont vous ne perdez rien à ne pas connaître le nom, toute façon, z'avaient même pas de méchoui à leur fête, alors...(NDLR : au même moment exactement,il faisait très probablement 30° à Sydney, à 500 kms de là).
Après une matinée à rechercher de K Ways supplémentaires, il nous reste l'après-midi pour chercher des pierres. Nous voulons quelques conseils avant de partir, mais impossible de joindre le mineur qui doit fuir la ville par temps de pluie. Nous partons donc tout seuls avec notre matériel dans la réserve de Wellington, à 20 kms de Glenn Innes, après nous être acquittés du permis de chercher des pierres au syndicat d'initiative de Glenn Innes.
Nous nous retrouvons plutôt désemparés devant les divers trous d'eau de la réserve, déjà bien creusés. Cette fois, pas de paillettes bleues brillantes au fonds de l'eau. Pas de bottes en caoutchouc, pour les serpents, ça devrait aller, le terrain étant très découvert au bord de l'eau, mais par contre pour essayer de ne pas trop se salir, c'est autre chose. Et première question, comment on creuse dans la rivière quand on a pas de pelle ?? A la main d'abord, euh, y aurait-y pas des serpents dans l'eau en Australie aussi ?? Bon après un peu de tamisage de cailloux, il est évident qu'on manque de savoir faire. Direction le seul pékin qui est là, heureusement il est charmant, australien visiblement déjà habitué au fossicking et nous donne beaucoup d'explications (voir notre rubrique "comment rechercher des pierres précieuses"). Et surtout, une fois qu'il a terminé son tri, et qu'il retourne son tamis d'un coup sec sur le sol (délicieux instant de suspense, le meilleur quand on fossicke), quelle surprise et quelle joie de voir les petits éclats bleus qui sautent aux yeux. Certes, ils n'ont pas de valeur, on ne voit pas au travers à la lumière et ils sont vraiment trop petits, mais il n'en faut pas plus pour contenter les enfants.
Sûrs de la leçon, nous partons de notre côté après de chaleureux remerciements à notre professeur improvisé, et après un crochet en ville d'une quarantaine de minutes pour aller rechercher une pelle, nous voilà prêts à attaquer les vraies recherches. Mais nous sommes encore trop novices, et malgrè une belle après-midi finalement ensoleillée dans ce coin tranquille, nous revenons quasi bredouilles, juste un petit bout bleu vaguement transparent, et c'est sûr que ce n'est pas la pierre du siècle.
Finalement, le lendemain matin , nous choisissons la solution facile du seau préparé par un pro (toujours le même mineur, réapparu avec le soleil), pour ne pas rentrer bredouilles. Bien nous en prend, le monsieur qui exploite une mine du coin et arrondit ses fins de mois par ses activités touristiques, est charmant et chaleureux. Et puis il est vraiment expérimenté, et il a tout le matériel adapté, dont de l'eau plus propre que celle de la rivière, des tonneaux recouverts de sacs de jute, pour faciliter la dernière étape du renversement des tamis sur un endroit propre et dégagé. Nous trouvons de tout petits bouts de saphirs, des zircons oranges et d'autres complètement transparents, des quartz que le monsieur nous conseille de jeter directement, même s'ils sont beaux, les enfants sont aux anges. Et bientôt la Maman aussi, car dans son excès de zèle de re-tamiser et trier pour nous une dernière fois les 2 seaux que nous avions achetés, notre charmant Monsieur traite tout ce qu'il reste sur les tonneaux (y compris ce qu'ont laissé ses dernier clients) et il me dégotte un beau saphir bleu d'une valeur probable de 60-80 dollars, à vrai dire, nous ne l'avons même pas distingué quand il a retourné le tamis sur le tonneau, car il est d'un bleu foncé presque noir. Nous retournons en ville au syndicat d'initiative pour faire expertiser la pierre et décidons de la faire couper pour la modique somme de 25 dollars. OK, le saphir en question n'est finalement évalué qu'à 50-60 dollars, le bénéf n'est pas énorme, mais ça sera pour le plaisir de porter en bijou une pierre avec une histoire !
Voir les photos de la recherche d'or et de saphirs a Glenn Innes
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